Giacometti, Leiris et Iliazd, portraits gravés
Giacometti, Leiris et Iliazd
Portraits gravés
du 17 mai au 31 août 2008.

Organisée sur la proposition et avec le concours de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, l’exposition rassemble les gravures que Giacometti réalisa pour Vivantes cendres, innommées de Michel Leiris et pour Sentence sans paroles d’Iliazd, deux recueils de poèmes parus en 1961 comptant parmi les plus importantes contributions de l’artiste au livre illustré d’après-guerre.
Évoquant la profonde crise traversée par Leiris et sa tentative de suicide en 1957, les gravures de Vivantes cendres, innommées constituent un remarquable témoignage de l’amitié qui lia l’écrivain et l’artiste. Au cours de ses visites régulières à l’appartement du quai des Grands-Augustins, Giacometti dessine son ami convalescent et porte un regard circulaire sur la chambre, s’attardant sur quelques éléments du décor. Conduit par une exigence impérieuse, il multiplie les portraits de Leiris, le montrant alité, de face ou de profil, et grave plusieurs fois un même motif, le plafond esquissé depuis le lit, le chandelier saisi en gros plan ou encore tel meuble vu en contre-plongée. Cinquante-deux eaux-fortes verront ainsi le jour entre 1957 et 1960 dont treize seront retenues pour l’édition, les autres faisant l’objet d’un tirage plus confidentiel.
Quand Iliazd, poète, critique et surtout l’un des grands éditeurs d’art du XXe siècle, lui demande de graver le frontispice de son recueil de sonnets Sentence sans paroles, Giacometti, entreprend de même plusieurs approches successives, croquant sur le vif treize portraits différents de l’auteur. N’ayant gardé qu’une image pour l’édition de 1961, Iliazd décide de réunir les autres dans un portfolio, publié l’année suivante sous les titre Les Douze portraits du célèbre Orbandale.
La présentation complète des gravures et des plaques de cuivre de ces deux séries méconnues, provenant toutes de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, est en soi un événement exceptionnel. Elle sera, après l’exposition récente de la Bibliothèque nationale de France, l’occasion de découvrir Giacometti sous un jour nouveau et d’entrer au cœur de sa création graphique.
Tarifs : 3 et 5 euros — Gratuit pour les moins de 18 ans et pour tous chaque premier dimanche du mois
Plus d’informations sur le site du Musée des Beaux-Arts de Caen
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